Voila qui est fait. Les candidats aux élections législatives sont enfin connus. Chez nous, dans la 5ème circonscription ils seront sept à en découdre pour un fauteuil. Pas un siège non mais un fauteuil, bien plus confortable.
Sept prétendants, c’est moins que dans les 4 autres circonscriptions de l’Aisne où les candidats seront au nombre de dix minimum.
Parmi ces 7 candidats, 3 sont « marqué » à droite ou extrême droite et 4 à gauche. En voici la liste : Mireille Ausécache (Front de Gauche), Dominique Jourdain (Divers Gauche Ecologiste), Jacques Krabal (PRG, majorité présidentielle), Sylvie Geret (Lutte Ouvrière), Franck Briffaut (Front National) , Isabelle Vasseur (UMP) et Jean-Claude Poiret (Debout la République). Evidemment, tous ont un ou une suppléante qu’ils (elles) m’excuseront de ne pas citer ici.
Ainsi malgré les divers appels à une candidature unique à Gauche, il n’en sera rien. Aucun candidat n’a su fédérer l’ensemble des forces de Gauche. Celles et ceux qui brandissaient déjà l’étendard du risque Front National au second tour en cas de candidature multiple n’ont donc pas pu changer cet état de fait.
Bien entendu, si je laisse uniquement s’exprimer mon souhait de victoire de la Gauche, un seul candidat(e) aurait été préférable pour se donner un maximum de chance. Mais d’un point de vue strictement démocratique, je suis partagé et la question m’interpelle. Est-ce un service à rendre à la démocratie que de chercher à faire taire les différentes sensibilités (de gauche comme de droite) dés le premier tour d’une élection au prétexte du danger Front National ? Autrement dit, cela ne nous mènera t’il pas au bipartisme à l’avenir ? Est-ce vraiment cela une démocratie ?
Oui le risque d’un duel UMP/FHAINE est réel, mais de qui est-ce la faute ? Aux citoyens communistes, aux citoyens écolos, aux citoyens abstentionnistes, à l’électeur FN…. qui votent en fonction de leurs idées ? Je dis non et trois fois non. Trop facile d’accabler l’électeur qui à ses convictions.
La faute en incombe avant tout aux Elus je ne cesserai de le dire et de le répéter. Si les Partis (tous) au pouvoir à travers l’Histoire avaient tenus leurs promesses, si les affaires ne s’étaient pas multipliées, si les politique de la ville (entres autres) avaient été une réussite, si les petits arrangements et petites magouilles entre amis n’avaient pas si souvent lieu…, nous n’en serions pas là aujourd’hui et la Présidente héritière de droit divin du dangereux borgne raciste n’aurait rien à faire valoir en politique.
Opposer un Front Républicain au Front National lors d’un deuxième tour de suffrage est capital et indiscutable, mais brandir l’étendard de la peur dés le premier tour ne me plais pas. Le premier tour d’une élection doit, selon moi, permettre à toutes les sensibilités qui le souhaitent d’être représentées. Tout comme il est sain que dans une démocratie il y est une opposition (ou plusieurs) de qualité, même si beaucoup n’arrive pas à l’accepter.
Le Front National ne se combat pas en fonction des échéances électorales mais au quotidien.
Quoi qu’il en soit, si la configuration d’aujourd’hui rend plus difficile encore une victoire de la Gauche dans le sud de l’Aisne, elle n’est pas si différente de celle de 2007 ou encore de 2002. Hélas. Car déjà lors de ces échéances passées, la Gauche était en ordre dispersé. Avec le résultat que nous connaissons. Difficile donc aujourd’hui pour l’un de rejeter la faute de la division sur l’autre. Mais il est vrai que le FN n’avait jamais été aussi inquiétant, ce qui permettait à chacun par le passé de trouver une légitimité à sa candidature sans avoir trop mauvaise conscience.
Et vous, plutôt pour une candidature unique au 1er tour ou pour la diversité de représentation malgré le risque de maintien de l’extrême droite ? Qu’en pensez-vous ? Les commentaires sont ouverts !
F. FRERE
